Manuel Roret du Relieur

 
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Préface

Première partie - Brochage

Deuxième partie - Reliure

Considérations générales

Chapitre 1
Matières employées par le relieur

  1ère section - Peaux
  2ème section - Papier parcheminé, ivoire, écaille, nacre
   § 1. - Le papier parcheminé
   § 2. - L'ivoire
   § 3. - L'écaille
   § 4. - La nacre
  3ème section - Colles

Chapitre 2
Atelier et outillage du relieur


Chapitre 3
Opérations du relieur


Chapitre 4
Racinage et marbrure de la couverture


Chapitre 5
Marbrure sur tranche


Chapitre 6
Dorure et gaufrure


Chapitre 7
Reliure mécanique


Chapitre 8
Reliures diverses


Chapitre 9
Renseignements divers


 

 
§ 4. - La nacre

Un grand nomhre de coquillages semblent formés de deux parties distinctes, collées l'une sur l'autre, savoir : une intérieure, qui est brillante, d'un beau poli, avec la blancheur et les effets irrisés des perles fines ; et une extérieure qui, rude et grossière, déborde un peu la première. C'est la partie intérieure qui constitue la NACRE. Quand on l'a détachée de l'autre, elle est en plaques de différentes dimensions, suivant l'âge et l'espèce des mollusques. Néanmoins, ces plaques ne dépassent jamais ou presque jamais 22 centimètres de diamètre et 28 millimètres d'épaisseur.

La Nacre la plus belle est fournie par l'Avicule ou Aronde perlière, c'est-à-dire par le mollusque qui produit les perles. Ce coquillage et les autres animaux du même genre qui sont aussi producteurs de nacre, habitent les mers de presque toutes les contrées chaudes de l'ancien monde et du nouveau.

Il y a plusieurs sortes de nacre. Les plus répan- dues dans le commerce sont les suivantes :

La nacre franche ou nacre vraie : elle est en valves aplaties ou très légèrement concaves. Sa partie intérieure est d'un blanc éclatant et reflète toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, mais elle est bordée d'une bande bleuâtre, que précède immédiatement une autre bande un peu plus large et d'un jaune verdâtre. On la trouve surtout dans le détroit de Manaar, entre l'île de Ceylan et la presqu'île de l'Inde. On en reçoit aussi beaucoup des Philippines, des Moluques et des îles voisines ;

La nacre bâtarde blanche : les valves sont plus creuses que celles de la précédente. L'intérieur est blanc au centre, puis il passe au rouge, au vert, au bleuâtre, et se termine par une bande jaune, quelquefois verdâtre. Son iris n'est remarquable que vers le bord ; il se compose uniquement de rouge et de vert. Cette nacre se tire principalement de Zanzibar et de Mascate ;

La nacre bâtarde noire : son intérieur est d'un blanc bleuâtre qui s'assombrit sur les bords. Comme celui de la précédente, son iris ne s'aperçoit bien que vers les bords ; il se compose de rouge, de bleu et d'un peu de vert. On en distingue deux variétés : la nacre du Levant, qui se rencontre dans les mers de l'Inde, et la nacre de Californie, qu'on pêche dans le Pacifique, aux îles Marquises et sur les côtes du Pérou, du Chili, du Mexique et de la Californie.

La nacre d'oreille de mer ou nacre d'haliotide : elle possède un bel éclat et des teintes très brillantes, mais elle est toujours fort mince. On la reçoit presque exclusivement du Levant, bien qu'elle existe dans toutes les mers des pays chauds, même dans la Méditerranée.






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