Le Moulin du Verger

papeterie artisanale depuis 1539 & atelier de reliure manuelle

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§ 11. - Coupage des coins

.....Autrefois, les relieurs coupaient les coins intérieurs des cartons du côté du dos, en prenant de loin environ 3 centimètres et arrivant au bord ; mais, en couvrant le volume et en collant les gardes, il se formait dans ce vide un paquet de papier plissé qui produisait un vilain effet. Aujourd'hui on n'opère plus de même et l'ouvrage est plus propre; on coupe seulement, avec de gros ciseaux .....

§ 12. - Collage de la carte

.....Il existe deux moyens, l’ancien et le nouveau, pour obtenir l’effet voulu. Dans le procédé ancien, on colle sur le dos un carton mince et fort, qu’on nomme carte. Après avoir coupé ce carton de la largeur du dos et de la longueur du volume, on encolle seulement les bords, qui viennent se coller sur le mors, et qu’on serre avec de la ficelle dont.....

§ 13. - Collage des coins

.....On colle aux quatre coins, des morceaux de parchemin mince, avec les mêmes précautions qu'on colle les coins de la peau de la couverture, ainsi que nous l'expliquerons plus loin......

§ 14. - Coupage et parage des peaux

.....1. Coupage des peaux La manière de couper les peaux est une opération importante ; le relieur peut faire d'assez grandes économies lorsqu'il sait bien s'y prendre. Il a ordinairement des patrons pour tous les formats ; ces patrons sont en carton, et ils ont une étendue de 3 centimètres tout autour plus grande que celle du volume tout ouvert......

§ 15. - Couvrure

.....Quelle que soit la nature de la peau avec laquelle on se propose de couvrir un volume, les manipulations sont les mêmes ; il ne s'agit que de coller cette peau avec de la colle de farine......

§ 16. - Collage des angles

.....On ouvre le volume, on redresse les peaux qui, dans les diverses opérations qui viennent d'être décrites, se sont couchées l'une sur l'autre du côté des angles. On les relève dans une position à peu près perpendiculaire au carton ; on les pince entre le pouce et l'index, comme si l'on voulait les coller l'une sur l'autre, puis avec des ciseaux, on les coupe en biais. jusque tout auprès d.....

§ 17. - Achevage de la coiffe

.....La coiffe est une des parties les plus importantes du volume ; on doit la rendre le plus solide possible. C'est par la coiffe qu'on prend le volume pour le sortir de la bibliothèque ; l'on court le risque de la déchirer si elle ne présente pas une grande solidité, et le volume perd toute sa grâce......

§ 18. - Fouettage et défouettage

.....Lorsque le volume a été cousu à nerfs, ces nerfs doivent être saillants, et le volume ne peut pas être à dos brisé. Il en est de même des nerfs rapportés sur les volumes grecqués à dos brisé. Pour faire bien paraître les nerfs des uns et des autres, il faut fouetter les volumes, c'est-à-dire les lier d'une certaine manière avec une sorte de petite corde qu'on nomme corde à fouet......

§ 19. - Mise en place des pièces blanches

.....Avant d'aller plus loin, on s'occupe de boucher les trous qu'on a pu remarquer dans la peau. Cette opération, qu'on appelle placer les pièces blanches, consiste à coller sur les trous, à la colle de pâte, des morceaux de peau absolument semblables à la peau de la couverture......

§ 20. - Battage des plats

.....Les pièces blanches étant placées, si le volume doit rester uni, on le met en presse entre deux ais de bois blanc, de carton ou de poirier, puis, pendant qu'il est en presse, on en redresse le dos, opération consistant à le frotter fortement avec un frottoir de buis. On a soin de poser sur le dos un morceau de parchemin, afin que le frottoir ne puisse en altérer la couleur......

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Rendez-nous visite tout au long de l'année au creux de la vallée des eaux claires à Puymoyen au coeur de la Charente à quelques encablures de la ville d'Angoulême...

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