Manuel Roret du Relieur

 
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Préface

Première partie - Brochage

Deuxième partie - Reliure

Considérations générales

Chapitre 1
Matières employées par le relieur

  1ère section - Peaux
   § 1. - Basanes
   § 2. - Veaux
   § 3. - Maroquins
   § 4. - Cuir de Russie
   § 5. - Chagrin
   § 6. - Teinture des peaux
   § 7. - Parchemin et vélin
  2ème section - Papier parcheminé, ivoire, écaille, nacre
  3ème section - Colles

Chapitre 2
Atelier et outillage du relieur


Chapitre 3
Opérations du relieur


Chapitre 4
Racinage et marbrure de la couverture


Chapitre 5
Marbrure sur tranche


Chapitre 6
Dorure et gaufrure


Chapitre 7
Reliure mécanique


Chapitre 8
Reliures diverses


Chapitre 9
Renseignements divers


 

 
§ 7. - Parchemin et vélin

Nous n'apprendrons rien à personne en disant que le PARCHEMIN n'est pas un cuir proprement dit, puisque aucune espèce de tannage ne fait partie de sa préparation. On appelle ainsi toute peau qui a été simplement nettoyée, épilée, débarrassée des parties inutiles, enfin étendue, égalisée et desséchée.

Toutes les peaux pourraient, à la rigueur, être converties en parchemin ; mais, sauf les exceptions, les parcheminiers ne travaillent généralement que celles de mouton, d'agneau, de chèvre, de chevreau et de veau.

On sait que les produits de la parcheminerie forment trois groupes bien distincts : le parchemin ordinaire, le parchemin vitré, et le vélin. Le parchemin ordinaire et le parchemin vitré se subdivisent ensuite, l'un et l'autre, en parchemin brut et parchemin raturé, lesquels diffèrent en ce que le dernier reçoit des façons complémentaires appelées raturage et polissage, qui ont pour objet d'en rendre la surface aussi unie et aussi blanche que possible.

Le parchemin ordinaire se fait soit avec des peaux de mouton, de chèvre ou de veau, soit avec des moutons dédoublés. C'est celui qu'on emploie en reliure, et on le choisit brut pour les livres de peu de valeur, et raturé pour les ouvrages plus ou moins précieux. Ce dernier, qui, en raison des opérations complémentaires qu'il a reçues, est plus cher que l'autre, est le plus souvent utilisé pour l'impression des diplomes des universités et des sociétés savantes, et la transcription de certains écrits auxquels on veut assurer une longue durée. Quelques genres de peinture, l'imagerie et la fabrication des fleurs artificielles en consomment aussi une quantité notable.

Il n'y a rien à dire du parchemin vitré, sinon que c'est à lui qn'on a recours pour la garniture des tambours, des timbales, des grosses caisses et des cribles communs et que selon sa destination, on le prépare presque toujours avec des peaux de veau, de porc, de chèvre, de mouton ou de bouc.

Quant au vélin, il ne se fait pas toujours avec des peaux de veau, comme son nom pourrait le faire croire. On emploie indistinctement les peaux de mouton, de chèvre, de veau mort-né et de veau de moyenne force, et, suivant la peau qu'on a choisie, on l'appelle vélin mouton, vélin chèvre, vélin veau, etc. C'est un parchemin ordinaire, mais de qualité supérieure, qui a été raturé des deux côtés, amené partout à une épaisseur parfaitement égale, travaillé avec le plus grand soin, et enfin enduit d'une bouillie de blanc d'argent et de colle de peau. On en fait usage pour peindre et pour écrire. Anciennement, on l'utilisait aussi pour des reliures d'amateur, dont des ornements d'or variaient agréablement l'uniformité.






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