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De la Chine à l'Islam...
Le papier apparaît en chine aux alentours de 150 avant J.C.
Le premier à en avoir codifié les règles de fabrication était une personnalité importante de la cour impériale et s'appelait CAÏ LUN (62-121).
À son époque, le papier fut fabriqué et utilisé partout en Chine.
Le papier a remplacé le bambou, le bois, les écailles de tortues, le métal, la pierre (jade), la céramique, l'ivoire ; l'os, la soie...
L'évolution vers le papier vient sans doute de tentatives de fabrication d'un feutre végétal à partir de déchets textiles de chanvre et de fabrication de vêtements non tissés en écorces battues très finement. Ces expériences auraient donné l'idée de fabriquer un succédané de la soie comme support d'écriture. LE MONDE ISLAMIQUE Le contact commercial entre la civilisation chinoise et islamique par la route de la soie n'a pas permis aux musulmans de percer les secrets de la fabrication du papier. En 750, la prise de Samarkand offre aux Musulmans des ateliers de fabrication chinois en état de marche avec leurs ouvriers. Très rapidement, le papier se répand dans le monde musulman. Il remplace en une centaine d'années le papyrus qui depuis plus de 3 500 ans était le support roi, et complète le parchemin utilisé depuis 200 avant J.C. La civilisation musulmane couvrait tout le sud de la Méditerranée, l'Espagne et la Sicile. Le papier s'est donc introduit sur tout ce territoire. Les papiers islamiques occidentaux imitent le parchemin (épaisseur, couleur, surface amidonnée et lisse) et servent aux mêmes usages. Pendant près de cinq siècles, l'occident chrétien (catholique et romain) est resté très méfiant à l'égard du papier. Plus fragile que le parchemin, il résiste moins bien aux conditions climatiques du nord que du sud (humidité). On hésite donc à faire travailler des copistes pendant des heures, sur ce support. De plus il est d'origine musulmane et les relations sont plutôt conflictuelles. Cependant, chaque croisade amenant de plus en plus de chrétiens au contact du monde musulman et les périodes de paix étant plus longues que celles de guerre, des échanges nombreux et fructueux se sont produits. Jacques Bréjoux
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